Crédit-bail immobilier : une façon d’investir sans mobiliser sa trésorerie

Parmi les modes de financement qui s’offrent aux entreprises pour l’acquisition de biens immobiliers, le crédit-bail n’est pas une solution très utilisée par les sociétés françaises. A l’inverse, c’est un moyen de financement très répandu dans les pays anglo-saxons. Il est vrai qu’il présente de nombreux avantages et mériterait d’être mieux considéré par les entreprises. Bien qu’il soit un peu plus cher qu’un crédit bancaire classique, il permet aux sociétés de ne pas mobiliser leur trésorerie et de bénéficier d’avantages fiscaux non négligeables. Pour l’achat de votre prochain local financier, il serait peut-être intéressant d’envisager ce mode de financement.

Présentation de ce mécanisme de financement pour les biens immobiliers d’une entreprise

Le mécanisme de crédit-bail consiste à financer l’achat d’un bien immobilier par l’intermédiaire d’une société tiers de financement. Cette dernière va acheter le bien et conclure un contrat de location avec l’entreprise. Celle-ci devra payer des loyers durant une période déterminée au sein du contrat. A l’issue de cette dernière, elle pourra devenir propriétaire du bien en payant la valeur résiduelle de ce dernier (ou une somme symbolique selon ce qui est mentionné au sein du contrat). Il est possible d’envisager une sortie anticipée du contrat à partir d’un délai de 7 ans.

Les avantages de ce type de transaction immobilière

Cette solution de financement existe depuis 1966. Elle offre de nombreux avantages pour les entreprises qui y ont recours et notamment :
– amortir son investissement sur un délai plus court,
– éviter une immobilisation dans le bilan de la société et ainsi limiter l’endettement apparent de l’entreprise,
– inclure les loyers dans les charges déductibles
– permettre un financement à hauteur de 100%.
Les loyers peuvent être constants, dégressifs ou progressifs. C’est le choix des parties lors de la conclusion du contrat de crédit-bail. Ils peuvent être dus chaque trimestre, semestre ou année.
Bien que cette solution permette de ne pas noter une immobilisation au sein du bilan, les loyers apparaissent tout de même. L’encours n’est pas indiqué sur le bilan mais dans des documents comptables annexes.

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